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PSYCHANALYSEEDITORIAL
« Chaque individu est engagé dans une expérience, celle de vivre –
dans un problème, celui d’exister. *». Commencer une analyse n’est pas chose facile. Ce travail demande un déplacement qui commence d’ailleurs par une recherche sur Internet, sur les pages jaunes de l’annuaire ou bien auprès de proches pour se formaliser par un appel téléphonique. Qu’est-ce qu’une psychanalyse ?
Je parle de déplacement dans la mesure où, la plupart du temps,
celles ou ceux qui envisagent cette démarche, ne connaissent pas ou
peu ce par quoi ils sont tentés. Qui plus est, ils se trouvent au
cœur d’un conflit délicat à démêler, à savoir ; d’un côté, l’intime
conviction que des changements doivent se produire au sein même de
leur existence et, de l’autre, l’angoisse que ces changements
interviennent là où ils ne le souhaitent pas. Cette angoisse est
d’autant plus affirmée qu’elle spécule sur le positionnement du
psychanalyste.
J’aimerais dire ici que le travail d’analyse ne s’élabore aucunement
au détriment et à l’insu de l’individu. La rencontre entre le
psychanalyste et le patient se fait dans le respect de l’étrangeté
de chacun. Pousser la porte du cabinet du psychanalyste a cela de déconcertant qu’il est ressenti comme un acte inaugurant un déplacement en direction de la part d’ombre qui vit en chacun de nous. Mais cette traversée en territoire inconnu possède également l’attrait inhérent à toute rencontre imprévue ! Les pages qui suivent vous permettront de mieux cerner ce qu’est une psychanalyse mais aussi, ce qu’elle n’est pas. * WINNICOTT
D.W. Agressivité,
culpabilité et réparation. Petite Bibliothèque Payot, 2006. p
122.
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